L’essentiel en 30 secondes
- La quotité est la part du capital assurée sur chaque emprunteur ; elle détermine la prise en charge en cas de sinistre couvert.
- 50/50 et 100/100 n’offrent pas le même niveau de protection et n’ont pas le même coût.
- La répartition doit respecter l’exigence du prêteur et rester cohérente avec les revenus et la capacité du foyer à rembourser.
Qu’est-ce qu’une quotité ?
La quotité correspond au pourcentage du prêt couvert pour une personne assurée. Sur un couple, les quotités peuvent être réparties de différentes manières. Si chacun est assuré à 50 %, le total atteint 100 %. Si chacun est assuré à 100 %, on parle souvent de couverture à 200 % au total. Il existe aussi des répartitions 70/30, 80/20 ou d’autres combinaisons selon le dossier et les exigences du prêteur.
50/50 et 100/100 : l’effet concret
| Répartition | Effet général en cas de décès couvert d’un co-emprunteur |
|---|---|
| 50 % / 50 % | La part correspondant à la quotité assurée de la personne concernée est prise en charge selon le contrat ; l’autre part reste à rembourser. |
| 100 % / 100 % | Chaque emprunteur est couvert sur 100 % ; selon le contrat, le décès couvert de l’un peut entraîner la prise en charge du capital assuré jusqu’à 100 %. |
| 70 % / 30 % | Protection asymétrique, souvent choisie pour refléter une différence de revenus ou de contribution. |
Le mécanisme exact dépend du contrat, du capital restant dû et du sinistre couvert. Lisez les conditions de prestation.
Comment choisir une répartition raisonnable
La bonne quotité ne se réduit pas à “payer le moins possible”. Posez-vous la question suivante : si l’un des deux revenus disparaissait ou diminuait fortement à la suite d’un événement couvert, quelle charge de prêt le foyer pourrait-il encore supporter ? Cette approche permet de rapprocher la protection du risque économique réel.
- revenus respectifs et stabilité professionnelle ;
- charges du foyer et présence d’enfants ;
- épargne de précaution et autres assurances ;
- montant et durée du prêt ;
- exigence minimale de la banque.
La quotité intervient aussi dans le prix
Assurer 200 % coûte généralement plus cher qu’assurer 100 % au total, toutes choses égales par ailleurs, car le capital couvert est plus important. Mais l’écart de coût doit être mis en regard du niveau de protection supplémentaire. Une baisse de quotité uniquement pour réduire la prime peut être un mauvais arbitrage si elle fragilise le foyer.
Changer d’assurance sans modifier involontairement la protection
Lors d’une substitution, reprenez les quotités du prêt et vérifiez explicitement toute modification. Une proposition moins chère peut parfois intégrer une répartition différente de celle du contrat actuel. Si ce changement est volontaire, il doit être assumé ; s’il ne l’est pas, la comparaison est faussée.
Questions fréquentes
La banque impose-t-elle toujours 100 % au total ?
Les exigences varient selon le prêteur et le dossier. Le total de couverture demandé doit être vérifié dans les documents du financement.
100/100 signifie-t-il être remboursé deux fois ?
Non. L’assurance couvre le prêt dans les limites prévues au contrat ; elle ne permet pas de recevoir deux fois le capital restant dû.
Peut-on changer les quotités après le prêt ?
Cela peut être possible selon le contrat et l’accord du prêteur, mais une modification doit être étudiée car elle change le niveau de protection.
Faut-il assurer davantage le plus gros revenu ?
C’est une logique possible, mais elle n’est pas automatique. Il faut regarder la capacité restante du foyer, les exigences bancaires et les objectifs de protection.
Sources officielles
- Convention AERAS — fiche standardisée d’information (FSI)
- CCSF — bilan de l’assurance emprunteur et critères d’équivalence
Sources consultées et contenu revu le 12 octobre 2026. Les textes et dispositifs peuvent évoluer ; ECONFIA vérifie les règles applicables au moment du dossier.
Appliquer ces points à votre propre prêt
ECONFIA peut vérifier le coût restant, les garanties exigées et la faisabilité d’un changement avant toute décision.
Commencer par mon estimationECONFIA — courtier d’assurance ou de réassurance (COA), ORIAS n° 26011867. Les informations de ce guide ne constituent ni une acceptation d’assurance ni une promesse d’économie.
